lundi 23 février 2009

Dans conductrice, y'a -ductrice.

Croquis: Iss'n Kor, novembre 2008

Je m'en souviens comme d'hier. Le joli mois de mai 1999.

L'inspecteur me tend le papier rose, accompagné d'un " vous ne f'rez pas trop la fofolle, hein". Je saisis le sésame, étonnée: j'avais à peine éffleuré le trottoir...!

Je devenais Fangio, au volant du Scénic maternel flambant neuf, à travers ma campagne bourguignonne. A la radio cet été là, Lene Marlin, à donf dans l'habitacle, assistait à mes premiers émois de conductrice, et m'accompagnait, en même temps que ma frangine, cramponnée de trouille au siège, dans ce sentiment d'indépendance, commun, je crois, à tous les jeunes conducteurs épris de liberté.

J'ai fait mentir l'inspecteur de mauvaise augure. Fofolle je suis, mais je n'ai jamais eu d'accident fâcheux. Tout juste ai-je frôlé le poteau en béton du portail de la maison familiale, laissant à jamais mes traces sur l'illustre et fidèle monospace qui m'emmènera des années durant jusqu'à l'école d'archi, concurrençant directement les carosses de mes profs. La classe...

Une chose avait changé néanmoins, depuis l'époque bénie des escapades adolescentes: j'apprenais à mes dépens, à coup de jobs d'été mémorables, le coût de l'indépendance.

Elle conduit, elle s'évade, elle assure, elle vidange, elle répare.Ou fait réparer, plutôt. Sûre que les garagistes ne rêvent plus au yacht qu'ils ont pu s'acheter avec tout le fric que je leur ai laissé...

Et voilà même que je décide de me débarrasser de ma brave PPRCé, récalcitrante, maintes fois réparées, au profit de Terribeul Car. Plus petite, plus récente, plus adaptée, paraîtrait même qu'elle me ressemble, aux dires de mon AOCé: elle a une bonne bouille, et je m'endette volontiers pour m'assurer enfin quelques mois de tranquillité...

*****La belle illusion*****

Terribeul a décidé d'honorer son surnom. Au bout d'à peine 6 mois de collaboration. Et plus encore que les précédentes, le capot bourré d'électronique, elle résiste même au garagiste de quartier qui semble vouloir me délester d'un demi-salaire pour peut-être trouver l'origine de la panne. Je suis maudite.

Ecoutez plutôt, le diagnostic de l'exorciste est sans appel (clic)*

Et forte de mes expériences précédentes, je redoute déjà ma décision d'impulsive. On ne trompe ma confiance qu'une fois. Rancunière. Je refuse de passer tout mon budget vacances dans une voiture, somme toute bien pratique pour aller chercher des ptits roulés à la cannelle chez Ikéa.
La voiture, c'est chic. La voiture, pompe à fric.


Et voilà que j'entrevois à ce jour, rongée par l'angoisse de la facture, et dans la perspective d'un déménagement prochain, de me séparer définitivement de Terribeul.

Et voilà que je tombe sur le site lyonnais d'autopartage, AUTOLIB', qui m'apparaît soudain comme ZE soloucheune économique et écologique pour la conductrice ponctuelle que je suis.

Le principe est simple: un abonnement mensuel de 13 euros, des voitures à disposition dans les parkings lyonnais, un forfait à l'heure ou à la journée. Finie l'angoisse du remboursement, du stationnement sauvage sur les trottoirs et mieux encore, de l'entretien.

Je serais presque séduite, là, tout de suite.

Et je m'interroge: avez-vous des retours d'expérience sur ce système d'autopartage? (Pourquoi n'y ai-je pas songé plus tôt, hein?) L'utilisez-vous?( non mais dîtes, pourquoi n'y ai-je pas songé plus tôt, bordel!?) C'est fiable? Qu'en pensez-vous? ( mais pourquoi,hein pourquoiiii?!)


*: un grand clap clap pour mon AOCé qui fait supeeer bien le Gremlins, non?^^

dimanche 22 février 2009

Un trolley nommé désir?

****Cui-cui/ Cui-cui/Cui-cui****

Bleus. J'esquive, regarde à droite, à gauche, me revisse les écouteurs sur les oreilles, vérifie. Ses yeux, d'un bleu intense, me dévisagent. L'indifférence gênée m'invite à la contemplation des façades du cours Lafayette, qui défilent au rythme des arrêts d'un bus qui ne désemplit pas ce matin. Quand par curiosité, je vérifie à nouveau.

Il se tient toujours là, me dévisage. Plutôt bel homme, belle allure, je le vois régler à son tour le volume de son IPod, puis revenir à l'observation précise de mes traits pourtant fatigués en cette fin de semaine. Je n'arrive pas à justifier son obstination, pendant que je m'évertue, tant bien que mal, à échapper à son regard, et à détailler l'environnement proche, ma voisine de gauche, son sac à main, les titres du gratuit qu'elle parcourt.
Bleus, envoûtants, ses yeux ne m'ont pas quittée. Chiotte. Il doit même se délecter des efforts que je fournis pour masquer mon malaise. Amusants. Et c'est bien ce qu'il finit par faire, d'ailleurs, sourire. Me sourire.

Je suis polie, puis finalement plutôt de bonne humeur ce matin: je souris en retour.

Arrêt demandé. Le bus se vide aux trois quarts, je descendrai au prochain. Fin des festivités matinales. Puis non.
Toujours assis, il s'est débarrassé de ses écouteurs. Le champ est libre, je le vois se lever. Et c'est d'une voix hésitante qu'il m'adresse un "bonjour", un "....a..t...e...oire..un verre"? Merde, j'ai toujours Abba à fond dans les oreilles, je n'ai rien compris. J'arrache alors mes deux bouchons, et lance un "Désolée, je descends ici", tout en constatant, quand même, que le type est vraiment charmant. Arf...

Le type est vraiment charmé, aussi. Enfin, c'est sans prétention que je l'imagine quand je le vois me suivre dans ce qui ressemblait à ma fuite. Son sourire, m'invitant ( donc) à aller boire un verre à la sortie du boulot, le soir même, finit de me convaincre.
Je n'ai rien à faire, rien à perdre, rien à craindre. Je n'aurais , au pire, qu'à ressortir les réflexes acquis au fil des nombreux RDV du genre, à l'époque de la grande épopée TicMee.

Et c'est avec la promesse d'une soirée pleine de surprises que je rejoins, guillerette, le bureau ce matin là. Une rencontre dans le bus, si c'est pas mimi tout plein, ça...Qui n'a jamais fantasmé devant la pub Carte Noire?! TRY* to remember...

****Vos gueules les Cui-cui maintenant****


Au top Faïve des cas les plus sévères qu'il m'a été donné de rencontrer à ce jour, je demande Mr L. siouplé.
  • Quand j'arrive sur notre lieu de RDV, Mr L. est déjà attablé, lunettes design collées sur le nez, en train de bosser. Il m'explique alors qu'il s'applique activement à son engagement syndical, tendance extrême gauche ++. S'en suit un long monologue sur ses convictions révolutionnaires qui me dépassent...je manque de m'écrouler.
  • Mr L. a 35 ans, et divorcé. Bon. Ah et puis non, en fait, il faut qu'il m'avoue, "pas tout à fait divorcé encore". Merci bien mon bon Môssieur, mais la FéeDansLeSocial a déjà donné, ca va bien aller cette fois...
Mr L. a la langue bien pendue, ma foi. Je dois inspirer confiance, je ne vois que ça, et c'est un véritable festival:
  • Mr L. a fait un an de prison ferme, parce qu'il a refusé de porter les armes. Humm...
  • Mr L. a décidé de jouer tous ses atouts ce soir. Il m'avoue être malade. Bipolaire. Ce soir, là il est surpris de se voir aussi enthousiaste, car il est en pleine phase dépressive. Je me surprends à remercier la providence, qui m'a épargné sa phase maniaque...
  • Mr L. n'est pas avare en compliments. Je suis belle, je suis belle, je suis trop belle. "Aaah mes yeux, ah mon sourire, ah mes fossettes...ah ma mâchoire". Oui vous avez bien lu ouais. Ma mâchoire. Après Averell et le coup du front clignotant, je ne pensais pas pouvoir miser sur cette partie de mon anatomie...
Mr L. prendra le même bus que moi au retour, évidemment. Il me regarde, encore, m'implorant de bien vouloir lui donner sa chance au moment de sortir de ce satané trolleybus.

Et j'ai pris une décision, ouais.

A partir d'aujourd'hui, je prends le métro.

* merki Ginô

dimanche 15 février 2009

99 luftballons

CamDess en avait parlé. Et parce que nous sommes des aventuriers de la Blogo perdue...(et d'irréductibles vendus, comprenne qui pourra) nous l'avons fait!

Vendredi 13 février, Parc de la Tête d'Or, Lyon.
Tournage de Plus Belle La Vie, séquence Bisounours.

Parce qu'on n'est pas que des langues de puuuutes, nan...

On a aussi de très jolies dents!
(et de quoi les entretenir! merci Oral-B et à notre hôtesse frigorifiée, pour son accueil chaleureux!)

photo: B-Rob

Retrouvez-nous sous nos ballons le lundi 23 mars à 20h10 sur France 3.
Et en attendant notre heure de gloire... plus de détails chez Myrtille, juste ici!


samedi 7 février 2009

Koh-LantARCS


Lyon, le 7 février 2009
Ici votre envoyée spéciale, en direct de la jungle de la blogo.

Les tribus concurrentes aux présélections du Criterblog s'affrontent désormais pour leur place en finale. Affamées...
La promesse du jeu de confort n'en finit pas de déchainer les passions: un week-end aux Arcs, ses raclettes, ses descentes aux flambeaux, etc... sont autant d'éléments qui semblent légitimer la mise en place des stratégies les plus sombres au sein des différentes équipes. Les alliances se nouent, les leaders usent de leur influence, abusent de la confiance des candidats les plus candides. De jaunes ou de rouges, il n'y a plus dorénavant.
A partir d'aujourd'hui, c'est chacun pour sa pomme.

Et laissez-moi vous dire qu'après l'ingestion forcée de scolopendres, plus rien n'effraie les Dancing Fouines!!

L'épreuve du jour: apprivoiser les autochtones.
Pour toi, public, le résumé de l'épisode:



Et force est de constater que les Dancing Fouines, souhaitant conforter leur place dans le classement, ont remporté le challenge avec brio!

Bien que porteuses du Totem, notez cependant que les Dancing Fouines ne bénéficient d'aucune immunité! Pire encore, elles sont en danger: l'écart entre les différents groupes de tête est ridicule et risque bien de compromettre la suite des aventures fouinesques aux Arcs!!

Pour nous aider à participer honnêtement à la compétition (et à préserver accessoirement la tranquillité de nos consciences de fouines), un seul mot d'ordre: l'inscription au groupe!

NDLR: Merci aux autochtones pour leur gentillesse (ouais, les gens sont plutôt sympas quand on porte des bottes bleues à poils, prenez-en note!) , à l'association des Porteurs de Sonotones du 2ème arrondissement, ainsi qu'à mon déglingue d'AOCé, sans qui cet épisode de notre vie fouinesque n'aurait pas eu la même résonance, assurément!


Découvrez ABBA!

jeudi 5 février 2009

500 euros et 500 secondes par la FéeDesTags

Bah voilà: à force de l'ouvrir bien grand, son museau de fouine, on finit par être entendu(e)!

Aussi, j'ai l'honneur d'avoir été désignée (par pur hasard donc, vous l'aurez compris) par Myrtille comme l'un des maillons de la chaine initiée la semaine dernière par Lyon69, à l'occasion de leur semaine spéciale 500ème billet.

Au programme: de la question à la con et du cadal à la clé, voici donc venir la réponse de la Fée!

Il me reste 500 euros et 500 secondes à vivre?
Ok.

Je file rafler les dernières paires de bottes à poils chez Mistigriff et m'en vais les offrir aux admirateurs qui voudront bien se donner la peine de venir  voir les Dancing Fouines ce samedi, place Bellecour!!
Et 500 secondes, c'est à peu près le temps, je crois, qu'il me sera en effet donné avant de mourir, ouais...De honte!



Je vous rappelle ici les quelques règles établies pour participer à la chaîne:
1. Avoir un blog (oui parce que sinon…  )
2. Écrire un article relatant ce que vous feriez s’il vous restait 500 euros et 500 secondes à vivre. Vous avez carte blanche, que ce soit un 3 mots ou en 500 lignes, laissez libre court à votre imagination.
3. Relancer la chaine en invitant 5 de vos amis à répondre à leur tour à la question.
4. Faire référence à cet article et à ces mini-règles afin que l’on puisse tracer tous les participants.
5. Intituler votre article “500 euros et 500 secondes par Votre Nom”

Pour gagner, il s'agit de générer le plus grand nombre de commentaires suite à la publication de cet article. Mais comme ils sont décidément en avance chez Lyon69, ils ont anticipé la réaction de la FéeSaBougonne, à savoir: "Bouh, trop nul ! Mon blog a trop peu de visites pour que je puisse gagner!"

C'est aussi pourquoi les blogueurs de Lyon69.net décerneront  un Prix du Jury à l'article le plus original

Et comme le suggère très clairement le règlement...,  je relaie cette question existentielle à Shalima, Delphine, Malira, Sarah et Mlle Maupin

A vous les nanas!