
Rappel des épisodes précédents:
Averell, un patron influent sur la place de l'urbanisme lyonnais, m'envoie un mail, me proposant un déjeuner cordial, mais qui semble, au premier abord, totalement injustifié au regard de nos relations professionnelles.
Néanmoins, au prix de nombreux échanges très instructifs, les intentions du bagnard sont (presque) claires: il me convie à un déjeuner absolument professionnel au cours duquel nous pourrions disserter, par exemple, de l'origine géologique des pierres dorées.
Néanmoins, au prix de nombreux échanges très instructifs, les intentions du bagnard sont (presque) claires: il me convie à un déjeuner absolument professionnel au cours duquel nous pourrions disserter, par exemple, de l'origine géologique des pierres dorées.
12h30.
J'écrase négligemment mon mégot avant de rallumer une nouvelle cigarette, témouine de l'anxiété ambiante. La terrasse du restaurant est vide et pour cause, il fait plutôt frisquette sur les illustres quais de Saône ce jour là. Tel le toutou sur la plage arrière d'une R16 , j'oscille de droite à gauche, ne sachant de quel côté surgira l'instigateur de cet intrigant rendez-vous. Je n'aperçois aucune tête connue attablée à l'intérieur.
Je suis à cran. Coachée: négociation de salaire, responsabilités, autonomie...je suis prête à discuter des détails.
Pas de rayures à l'horizon. Je décide d'entrer au chaud. Wanted: Averell Dalton, mort peut-être pas, mais pas trop vif en tous cas.
Il est là, planqué derrière un journal. Patiente depuis 20 minutes, rosé à l'appui. Je m'assois, presque coupable de ce retard involontaire.
- "C'est bien, tu es presque à l'heure" me lance-t'il derrière ses lunettes, pendant que je me foutrais des claques: le manque de ponctualité n'assure pas une promo du tonnerre pour qui espère convaincre un supposé futur employeur...
Confuse, sourire niais de rigueur, je l'entends se soucier de mon quotidien au boulot, me questionner sur les études dont j'ai la charge, réagir, commander un pot de rosé, un tartare, pendant que je cherche désespérément un plat qui ne compromettrait pas mes derniers efforts diététiques. Oui parce que ça, il l'ignore, mais j'accepte quand même ce déjeuner au péril de ma courbe de poids! Au moins, chez Flunch, y'a un bar à salades...
Je suis à cran. Coachée: négociation de salaire, responsabilités, autonomie...je suis prête à discuter des détails.
12h45.
Pas de rayures à l'horizon. Je décide d'entrer au chaud. Wanted: Averell Dalton, mort peut-être pas, mais pas trop vif en tous cas.
Il est là, planqué derrière un journal. Patiente depuis 20 minutes, rosé à l'appui. Je m'assois, presque coupable de ce retard involontaire.
- "C'est bien, tu es presque à l'heure" me lance-t'il derrière ses lunettes, pendant que je me foutrais des claques: le manque de ponctualité n'assure pas une promo du tonnerre pour qui espère convaincre un supposé futur employeur...
Confuse, sourire niais de rigueur, je l'entends se soucier de mon quotidien au boulot, me questionner sur les études dont j'ai la charge, réagir, commander un pot de rosé, un tartare, pendant que je cherche désespérément un plat qui ne compromettrait pas mes derniers efforts diététiques. Oui parce que ça, il l'ignore, mais j'accepte quand même ce déjeuner au péril de ma courbe de poids! Au moins, chez Flunch, y'a un bar à salades...
La commande passée, j'en suis à me demander ce que je fiche à cette table, face à ce type ventru qui semble, à première vue, plus intéressé par mes états d'âme que par mes compétences pro.
Je suis génée et pour preuve, je picore tout juste mon plat, ce qui, pour ceux qui me connaissent, traduit franchement mon malaise.
Je suis génée et pour preuve, je picore tout juste mon plat, ce qui, pour ceux qui me connaissent, traduit franchement mon malaise.
Plus gênant encore, son discours pessimiste sur la conjoncture, le manque d'affaires et ses conseils avisés:
-"ce n'est pas une période très favorable à la recherche d'un emploi".
Je vacille. Avale mon café d'une traite sans même loucher sur le Speculoos qui l'accompagne: je vous le dis, l'heure est grave! D'autant plus que je ne vois toujours pas l'intérêt de m'avoir fait venir dans cet antre hypercalorique. Je lui soumets alors mon incompréhension.
- "Pour le plaisir de se voir en dehors des réunions" (et vlan, en bonus, je suis bonne pour chanter Herbert Léonard toute la journée).
Plaisir qu'il cherche à prolonger en se tapant l'incruste pour un dernier café au bureau. Erreur ou manque de clairvoyance? En attendant, je le laisse me suivre, ma collègue sera sûrement surprise de nous voir arrivés ensemble.
En attendant, je fais un café. Puis lance le deuxième. Quand soudain.
-"ce n'est pas une période très favorable à la recherche d'un emploi".
Je vacille. Avale mon café d'une traite sans même loucher sur le Speculoos qui l'accompagne: je vous le dis, l'heure est grave! D'autant plus que je ne vois toujours pas l'intérêt de m'avoir fait venir dans cet antre hypercalorique. Je lui soumets alors mon incompréhension.
- "Pour le plaisir de se voir en dehors des réunions" (et vlan, en bonus, je suis bonne pour chanter Herbert Léonard toute la journée).
Plaisir qu'il cherche à prolonger en se tapant l'incruste pour un dernier café au bureau. Erreur ou manque de clairvoyance? En attendant, je le laisse me suivre, ma collègue sera sûrement surprise de nous voir arrivés ensemble.
De collègue, en fait, il n'y avait point.
Traaaalallalaaaala, je suis juste hyper détendue là. Droit au but, je fonce direct à la cafetière: plus vite le café sera bu, plus vite cette vaste blague prendra fin. Limite, je cherche la caméra cachée de Marcel Béliveau.En attendant, je fais un café. Puis lance le deuxième. Quand soudain.
Son visage dans mon cou, il m'enlace allègrement. Fixant la cafetière qui me fait face, je n'échappe même pas la tasse qui lui était destinée.
De géologie nous ne parlerons pas. Et pour cause, la spéléo semble plus à même de passionner le Môssieur...
Suite et fin de cet essai (théorique) au prochain épisode!




14 pierre(s) à l'édifice:
mais quel teasing
et sinon vu ceci "Je suis génée et pour preuve, je picore tout juste mon plat, ce qui, pour ceux qui me connaissent, traduit franchement mon malaise" vu que tu as à peine touché à mon Bo-bun dois-je en conclure que je te mets mal à l'aise ???
Ouuhh mazette! L'est chaud le mossieur!
Oh purée !!!!!!! J'attends de connaître la suite et le comment tu t'es sortie de cette histoire.
@ Jahzz:Fallait bien que tu finisses par le savoir...^^
@ Camille-Fraise: Chauuuuuud cacao.
@ Elise: pffff, c'est qu'il va bien me falloir encore 2 billets pour raconter ça!
Dis donc, c'est torride les cabinets d'archi!!
NAAAAAAN??? On dirait un mauvais telenovelas mexicain et tu me dis que c'est dans la vraie vie que ça t'est arrivé?? Putain mais tu mets de la phéromone de chamelle ou quoi?
Je suis méga décédée de gausserie la Fée, et je regrette que tu ne m'aies pas raconté ça en live, ça vaut tout l'or du monde un truc pareil sortant de ta bouche!
on nage en plein délire.
merde. je comptais un peu sur toi pur m'accompagner dans ces supers supermarchés où, entre un sachet de roquette et un paquet de surimis, tu clames que 'tes célibataire et que tu cherches l'amour.
alors que toi, bam, tu fais ça devant la machine à café?
Ah ouais, quand même ! :D
j'y crois pas... quel "bourin" !!!!!!!
@Juliecosette: ouais. Je vais songer à me reconvertir...pour un job en chambre froide!
@Elsa: et bien, apparemment, ce n'est pas la vaporisation de FéeRomone qui est responsable. Promis, je te livre mon secret rapidement!
@BBCam: je vois que tu as de grandes ambitions pour moi, ca fait plaisir!^^
@Iss: je ne fais jamais les choses à moitié.:-)
@ Reine-Mère: il me semble avoir utilisé un autre nom d'oiseau!
J'en peux plus ! la suite vite la suite!
@ l'os-trop-gros: toujours aussi insatiable, hein^^
Huhuhu, ça chauffe, ça chauffe ! (un truc pareil et moi je lui colle sa tasse de café direct là où il faut pas)
Non mais t'es dingue?! C'eut été encore un coup à me brûler l'épaule au 3è degré, ça... ;-)
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